Le Moulin de St-Christol, construit aux alentours de 1270, se situe au croisement de la Provence et du Languedoc. Ces régions au riche patrimoine, héritières de l'influence culturelle de l'antiquité romaine et du Moyen Age, gardent encore des traces de l'époque où la papauté s'était installée en Avignon. On a donné à ce moulin le nom du village situé à trois kilomètres, auquel il est relié par un chemin traversant la départementale 34, entre Boisseron et Saint-Sériès.
Le Moulin de Saint-Christol était un moulin à farine mû par une roue à aubes. Il appartenait aux Templiers, en 1270, avant que les biens de cet ordre qui comprenaient la commanderie de Saint-Christol, ne fussent attribués aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.Il date vraisemblablement de cette époque, ce que parait confirmer le bel appareil de brossage en table qui concerne tout le bâtiment, mais les premiers titres ont été détruits au cours des guerres de religions. Dans la série H des archives des Bouches-du-Rhône une série d’actes d’arrentement concédés par la commanderie de 1538 à 1778 a été sauvée de la Révolution. La date de 1616, sur une arcade, à l’intérieur de la salle de séjour est celle de la dernière restauration de la voûte.
Déclarés biens nationaux, les possessions de l’ordre de Malte furent vendues. Le moulin était intact dans l’inventaire, il était « allant et virant avec tous ses attraits et rabastes... Portes et fenêtres ouvrantes et fermantes ».
Pendant la Révolution, il était occupé par un certain Méjean, ancêtre
de la famille Bros.
Il sauva un prêtre en le cachant dans un recoin
rendu inaccessible par le fonctionnement du moulin qu’il mit en marche
pendant la perquisition.
Prions, Seigneur Jésus, Christ saint, Père éternel et Dieu tout-puissant, sage Créateur, Dispensateur bienveillant et Ami révéré, humble et pieux Rédempteur, Sauveur clément et miséricordieux, nous Te prions humblement et Te requérons de nous éclairer, de nous délivrer des embûches du diable rugissant et de nous protéger, avec tous les Frères du Temple et tout Ton peuple chrétien qui est dans la confusion et dans l'angoisse de l'avenir.
Accorde-nous, Seigneur, en qui sont et de qui proviennent toutes vertus, bienfaits, dons et grâces du Saint-Esprit,
accorde-nous de connaître la vérité et la justice, la faiblesse et
l'infirmité de notre chair, d'accepter la véritable humilité, afin que
nous puissions mépriser ce triste monde et ses souillures, les vains
plaisirs, l'orgueil et toutes les misères, de n'aspirer qu'aux biens
célestes, de travailler humblement au maintien de nos vœux et de Tes commandements.
Toi qui vis et règnes, étant Dieu, par tous les siècles des siècles.
Amen.
NON NOBIS DOMINE, NON NOBIS, SED NOMINI TUO DA GLORIAM